Fago


Curator : Virginie Bobin


MY FIRST SOLO SHOW!!!
at Le Shed,
centre d’art contemporain de Normandie
www.le-shed.com

Vernissage samedi 27 juin 2026

17h > performance de l’artiste

18h > cocktail

Exposition du 28 juin au 27 septembre 2026

De l’Algérie à la Normandie en passant par le Japon, l’artiste et cueilleuse Géraldine Longueville retrace les trajectoires entremêlées de plantes et de corps pris dans les mailles de récits intimes et politiques.

Une exposition organisée dans le cadre du festival Normandie Impressionniste.





Depuis 2021, l’artiste Géraldine Longueville enquête sur la circulation et les usages des plantes entre différents espaces marqués par l’histoire et l’idéologie coloniales. Parmi elles, le quinquina, que les Français·es tentèrent sans succès d’acclimater en Algérie après l’avoir importé du «Nouveau Monde ». L’artiste a retrouvé la trace de cette plante amère aux propriétés médicinales au Jardin des Plantes de Rouen, où ses fleurs furent immortalisée en 1883 pour un dictionnaire botanique illustré.
Quelques années plus tard, les ancêtres espagnol·es de Géraldine Longueville, émigré·es en Algérie pour fuir la pauvreté, sont naturalisé·es français·es dans le cadre d’une politique d’assimilation et d’européanisation menée par la France dans sa colonie. Les émigré·es espagnol·es sont notamment employé·es aux travaux de défrichement et de reboisement du territoire algérien, où l’alignement des platanes et des ormes efface et recouvre la vie « indigène », celle des plantes comme des humain·es.
En 1962, la mère de Géraldine, alors âgée de 9 ans, quitte l’Algérie via l’Espagne. La famille emménage dans le Sud de la France comme un million d’autres « pieds-noirs », tandis que celles des Harkis (combattants musulmans de l’armée française) sont parquées dans des camps militaires.
L’arrière-goût amer des plantes thérapeutiques matérialise donc aussi pour l’artiste le sentiment associé à ces histoires enchevêtrées de déracinement, d’exploitation et de perte, qui catégorisent et différencient les vivant·es à leur corps défendant.


Dossier de l’exposition ICI